skip to main |
skip to sidebar
Après de longues heures sur la route à stresser à cause du mauvais carburant qui faisait tousser notre moteur, nous sommes enfin arrivés à Coober Pedy, la seule ville que nous ayons vue depuis 4 jours! Coober Pedy est la ville de l’opale, sur fond de paysages lunaires. Nous avons visité une ancienne mine pour découvrir le monde des mineurs à la recherche d’opales. La visite nous a appris qu’il valait mieux aimer vivre sous terre, à passer des heures à creuser à la pioche, et enfin quand un bout d’opale apparaissait, le mineur passait des heures à extraire la pierre de manière à ne pas l’abîmer. Les filets d’opale que nous avons vus étaient superbes, une couleur blanche d’aspect, mais dès qu’on y projette une petite lumière, toutes les couleurs du spectre lumineux apparaissent! A Coober Pedy, 90% des habitants vivent sous terre, dans des habitations troglodytiques, ça se comprend quand on sait que les températures avoisinent les 40-45°c. Pourtant, quand nous y sommes passés, il pleuvait averse et on a même eu un orage! Ils n’avaient pas vu cela depuis 4 ans!
450km nous séparaient encore de la « civilisation » via Glendambo et Woomera. Nous avons traversé des paysages très particuliers du désert de Simpson et du Sturt Stony Desert, jalonnés de lacs salés. La plupart d’entre eux n’étaient pas très blancs car nous avons eu un temps mitigé et plutôt froid. Du coup, ça n’était pas aussi impressionnant qu’on le pensait. Mais ce qui nous a épaté, c’est la pluie de ces derniers jours qui avaient inondé certaines zones arides. La terre était tellement sèche qu’elle n’arrivait pas à absorber l’eau qui était tombée, on comprend mieux pourquoi nous avons croisé tant de panneaux « floodway » dans le désert!
Voici la fin de notre étape dans le désert. Malgré les grandes chaleurs, le manque de clim dans le van et les milliers de kilomètres monotones à parcourir, cela restera l’un des plus souvenirs de notre road trip. Il s’agit vraiment d’une aventure à ne pas manquer quand on vient en Australie. Le désert est quelque chose à part… On en ressort avec des images saisissantes et des moments uniques! C’est la 1ère fois que l’on s’est sentis aussi seuls et cette immensité vide et grandiose restera inoubliable…









Le lieu incontournable quand on passe par le désert est évidemment l’Ayers Rock! La meilleure façon de l’admirer est au lever et au coucher du soleil. Le rocher change véritablement de couleur avec les lumières, c’est vraiment impressionnant. Il peut passer du ocre-brun à l’orange pour finir au rouge puissant, les ombres créant des stries sur le rocher, pour finir au noir. Sublime…
Mais l’Ayers Rock n’est pas le seul site à découvrir dans le Parc National Uluru - Kata Tjuta, il y aussi les Monts Olgas à 40km de là. Ces deux sites sont véritablement sacrés pour les aborigènes, ils ont une profonde signification culturelle pour les Anangu qui sont en réalité les propriétaires officiels! En effet, quand on fait le tour des rochers, il est interdit de photographier certains endroits hautement sacrés. Par contre, il est également mentionner qu’il est interdit de les gravir, mais il n’empêche que de nombreux touristes les font à leurs risques et périls, et surtout à l’encontre de la culture des aborigènes.
Nous avons été impressionnés par l’Uluru et les Kata Tjuta, ce sont des sites remplis de mythe et de mystère… Le temps joue beaucoup sur leur apparence et c’est-ce qui les rend si beaux et inoubliables.








Partir dans le désert n’est pas un projet à prendre à la légère. Nous avons donc choisi la prudence vu les quelques soucis que nous avions déjà eus avec le van! Vidange, révision, jerry-cans d’essence et beaucoup d’eau étaient un minimum pour prendre la route! Nous avons donc pris la route du désert prudemment.
Notre première journée nous a fait rencontrer des gens d’une très grande gentillesse, qui parlent très facilement et sont prêts à apporter leur aide tout de suite, ça surprend! Nous avons traversé les villes de Charters Towers (connue pour la ruée vers l’or du XIXè siècle), Cloncurry (c‘est là qu‘à été répertoriée la plus haute température en Australie jamais atteinte : 53,1°c à l‘ombre!). Ensuite, Mount Isa, grosse ville au milieu de nulle part mais très connue pour la richesse de son sol, ce qui se voit tout de suite en arrivant, une énorme mine domine la ville.
Nous avons ensuite traversé 670km de néant désertique, avec tout de même un relais-routier à mi-chemin, à Camooweal. Ces journées de conduite dans un paysage totalement monotone sont très fatiguantes, et avec la chaleur par-dessus, ça vide l’esprit!
Tenant Creek fut notre étape suivante. Malgré ses nombreuses galeries d’art aborigène, cette ville est quasi-morte, les concessions minières ont fermé récemment. C’est ici que nous avons commencé à croiser des aborigènes. Nous avons été surpris par leur façon de traîner dans les rues soit à ne rien faire soit à se diriger vers les bottle-shops..





Enfin arrivés à Townsville, ville située la plus au Nord de la côte Est de notre itinéraire, nous avons passé une journée sur Magnetic Island. C’est une île complètement différente de celles des Whitsundays. Le sable y est plutôt doré et surtout, l’île est constituée de grosses roches de granit qui font plutôt penser aux Seychelles ou à la Bretagne!
Après une traversée en ferry, l’idéal pour explorer l’île, a été de louer un 4X4 sur place afin de parcourir les routes non gravillonnées. Nous avons découvert de belles plages, pour la plupart, isolées et s’apparentant plus à des criques qu’aux longues plages de la côte Est. Nous avons fait une petite randonnée pour admirer la vue depuis les hauteurs. Ensuite nous avons passé deux bonnes heures dans un parc animalier où nous avons pu porter des crocodiles, des serpents, des reptiles bizarres à pics ou à langue bleue (dont nous n’avons pas retenu le nom, désolés!), mais surtout nous avons eu la chance de porter un koala!!! Il s’agissait de Barney, il a 9 ans et pèse 8 kilos, c‘est assez lourd je vous rassure, les femelles pèsent plutôt 5 à 6 kilos! Nos bras s’en souviennent encore, on ne pensait pas que c’était aussi massif. Et surtout, il a fallu faire attention car les koalas ont peur de tomber à terre et ils n’aiment pas qu’on leur touche la tête. Un des meilleurs souvenirs jusqu’à présent!







